samedi 5 décembre 2015

Ma République de Papier.






Grandes pièces d’ombres empreintes
D’un univers en demi-teintes
Que j’ai nommé sans sourciller :
Ma République de Papier,
Papier des pages qui font vivre
Mes mots et papier de mes livres,
L’étagère suit le rayon
Et chaque jour est un brouillon.
Je vis un peu dans la poussière
Mais le matin, dans la lumière,
Elle danse sans s’arrêter
Bien au-delà des jours d’été.
Je vis un peu hors des coutumes
Des mœurs et des passions qu’allument
Les grandes affaires du temps
Mais, voyez-vous, je vis content.

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