Souriez-moi de ce même sourire
Que je vous connaissais dans les bons jours
Et quelquefois - car il en fut - les pires ;
Souriez-moi comme sourit l’amour.
Comme il me souriait à cette époque
Et puis - pourquoi ? - de moins en moins souvent.
Souriez-moi, le reste je m’en moque ;
Un sourire, un, comme tous ceux d’avant,
Qui chasserait toute cette fatigue
Et le chagrin qui se lit dans vos yeux.
Vous érigez entre nous cette digue
D’un silence accablant comme un adieu.
Vous désirez que rien ne le retarde
Et maintenant un sourire est de trop,
Je le vois bien lorsque je vous regarde
Et il ne sert à rien que j’écrive ces mots.