jeudi 18 décembre 2025

Pour un sourire.


 

Souriez-moi de ce même sourire

Que je vous connaissais dans les bons jours

Et quelquefois - car il en fut - les pires ;

Souriez-moi comme sourit l’amour.

Comme il me souriait à cette époque

Et puis - pourquoi ? - de moins en moins souvent.

Souriez-moi, le reste je m’en moque ;

Un sourire, un, comme tous ceux d’avant,

Qui chasserait toute cette fatigue

Et le chagrin qui se lit dans vos yeux.

Vous érigez entre nous cette digue

D’un silence accablant comme un adieu.

Vous désirez que rien ne le retarde

Et maintenant un sourire est de trop,

Je le vois bien lorsque je vous regarde

Et il ne sert à rien que j’écrive ces mots.

 


 

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