lundi 29 décembre 2025

Trois jours.

Il reste trois jours à l’année

Pour apprendre un peu le métier

A la nouvelle et l’habiller

D’espoir à la vue étonnée

Des rimes qui n’en disent rien.

Ne faites surtout pas d’histoires

Si l’on vous demande d’y croire,

Faites « comme si », vous ferez bien.

Demandez voir aux disparues

S’il en fut jamais autrement ?

Mais quant au pourquoi du comment

C’est sûr, il ne court pas les rues

Ou s’il le fait il est discret.

On ouvre et on ferme la porte

En même temps. Curieux. Qu’importe

Ce qui compte c’est d’être prêt

A penser ce que nul ne pense

Mais chacun fait si bien semblant

Que tout change d’un même élan

Quand tout finit et recommence.

 


 

dimanche 28 décembre 2025

Au ciel de minuit.

 

Au ciel de minuit : rien.

Le brouillard habille l’hiver,

Dans le halo des lampadaires

La rue s’éloigne d’où je viens,

Je ne sais plus depuis combien

De temps et je m’y perds ;

Au ciel de minuit : rien.

 

Je me demande qui habite

Ces façades d’obscurité,

Quoiqu’une place les invite,

Les avenues passent sans s’arrêter,

Tout respire le vide

L’indifférence et puis le froid humide,

Je ne sais ce qui me retient :

Au ciel de minuit : rien.

 

Et jusqu’aux pavés que j’arpente

Et qui ne sonnent pas dessous mes pas

Droit devant moi où je m’invente

Un but lointain et, tiens,

Au ciel de minuit : rien.

 


mercredi 24 décembre 2025

En forme de voeux.


 

Tous les chemins mènent au même endroit,

Joyeux Noël, bonne nouvelle année !

Et puis tant pis s’ils ne sont pas tous droits,

Pavés nouveaux, sentes abandonnées,

Joyeux Noël, bonne nouvelle année !

 

Trois pas en ville où chacun marche et suit

Son bon plaisir, chacun sa destinée,

La fête approche et brille dans la nuit,

Trois pas en ville, aux foules entraînées,

Joyeux Noël, bonne nouvelle année !

 

Boules de verre, guirlandes et santons,

Mon beau sapin, image surannée,

Et votre amour ou le mien, ton sur ton,

L’heure qui dure est la plus étonnée ;

Joyeux Noël, bonne nouvelle année !

 

Tout juste une ombre au milieu d’inconnus,

Trois pas en ville aux rues illuminées,

Pour aller où ? Grands pas ou pas menus,

Où toute fête est toujours terminée ;

Joyeux Noël, bonne nouvelle année !

 

Passant, poète ou ce que vous voudrez,

Ces rimes-ci furent imaginées

Pour ne rien dire ou, peut-être « espérez » !

La strophe est close en sa ligne obstinée :

Joyeux Noël, bonne nouvelle année !