Que me chanterez-vous à la vieille saison
Où les feuilles s’en vont où le vent tourbillonne ?
Que me chanterez-vous entre braise et tisons
Pour rompre aux soirs profonds les silences d’automne ?
Les roses du jardin, les champs de la moisson ?
Et ces verts potagers où le melon bedonne ?
En de trop courtes nuits, ces émois à foison
Où le présent au rêve un moment s’abandonne ?
Il pleut sur tous les vers des poètes anciens,
Avant tout songe-creux et souvent girouettes,
Mais jamais il ne plut comme il pleut sur les miens
Pendant que de ma main j’écris cette bluette.
Ces grands chênes dehors, pour qui gémissent-ils ?
Vous ne me dites rien et le soir est si proche…
Le refrain du grand vent c’est un refrain d’exil ;
Que me chanterez-vous si ce n’est un reproche ?
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