Je regarde un pigeon voler
Dans le jardin des Tuileries,
Un jour d’Automne ensoleillé ;
Où êtes-vous ma fantaisie,
Ma belle absence et mon désir,
Mon amour et mon aventure ?
Trois corbeaux s’en viennent ternir
Ce ciel qui de pâleur s’azure
Au-dessus de mes souvenirs.
Et le banc que j’occupe est vide,
Ni jours, ni mois à retenir
Et des reflets anciens se rident
Dans l’eau dormante devant moi ;
Où êtes-vous ma fantaisie
Et mon espérance et ma loi,
Mon amère et mon ambroisie ?
***
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