Sur le pas de ma porte une première étoile ;
Il passe une chauve-souris.
Sur l’horizon diffus où la lune se voile
Quelque chose évoque le gris.
Au fond de Brocéliande à quoi pense Morgane
Ou dessus son île, Circé ?
Le divaguant poète a repris sa peau d’âne,
Disparaître n’est pas assez.
Sur le pas de ma porte une étoile seconde,
Le ciel fait encor son métier.
L’éternité ne dure au mieux qu’une seconde,
Le temps qu’il faut pour l’oublier.
Et vous et moi, je crois, pensons la même chose,
Soupirs, bagatelles d’été,
Qui ne servent jamais qu’à bien prendre la pose ;
Heureux qui s’en laisse conter.
