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| Image obtenue par IA (GEMINI Google) |
I.
Le grand chêne au bord du chemin
Habille ses branches de neige,
Noël est pour après-demain
Mais ton retour, alors, qu’en sais-je ?
Qu’est-ce qui te ramènerait
Où déjà le passé s’efface ?
Comme j’aimais, moi j’aimerais
Mais plus rien n’a gardé nos traces.
Si les chemins nous ont perdus,
Si trop d’étés au loin t’entraînent,
Dans l’aigre froid, le vent aigu,
Peut-être qu’en parlant au chêne…
De ce qui meurt ou se termine,
Ne pourrait-il dire : « non » ?
Et le reste je l’imagine.
II.
Sur notre pays familier,
Ce mois, que de neige est tombée…
Je me dis, à la dérobée,
Qu’il est facile d’oublier.
Dessous leur blanche couverture
Les champs d’antan n’existent plus,
Comme nos rêves éperdus
Qui s’y tissaient à l’aventure.
Devant l’arbre où je t’attendais
Je fais encor de nous mémoire.
Reconnaitrais-tu notre histoire
Si le chêne me répondait ?
Je bien sûr qu’il y repense,
Le vieil arbre, mais il se tait.
L’hiver est, un chacun le sait,
La froide saison du silence.

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