mercredi 17 juin 2026

Le grand chêne.

 

Image obtenue par IA (GEMINI Google)

I.

 

Le grand chêne au bord du chemin

Habille ses branches de neige,

Noël est pour après-demain

Mais ton retour, alors, qu’en sais-je ?

 

Qu’est-ce qui te ramènerait

Où déjà le passé s’efface ?

Comme j’aimais, moi j’aimerais

Mais plus rien n’a gardé nos traces.

 

Si les chemins nous ont perdus,

Si trop d’étés au loin t’entraînent,

Dans l’aigre froid, le vent aigu,

Peut-être qu’en parlant au chêne…

 

L’hiver est la belle saison

De ce qui meurt ou se termine,

Ne pourrait-il dire : « non » ?

Et le reste je l’imagine.

 

II.

 

Sur notre pays familier,

Ce mois, que de neige est tombée…

Je me dis, à la dérobée,

Qu’il est facile d’oublier.

 

Dessous leur blanche couverture

Les champs d’antan n’existent plus,

Comme nos rêves éperdus

Qui s’y tissaient à l’aventure.

 

Devant l’arbre où je t’attendais

Je fais encor de nous mémoire.

Reconnaitrais-tu notre histoire

Si le chêne me répondait ?

 

Je bien sûr qu’il y repense,

Le vieil arbre, mais il se tait.

L’hiver est, un chacun le sait,

La froide saison du silence.

 

 

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