Un printemps aussi beau que l’avenir est sombre,
Quoi de plus naturel ? C’est le soleil et l’ombre.
Pourquoi donc s’acharner à questionner le ciel ?
La fleur des magnolias vous montre l’essentiel.
Et comme d’habitude, avec des mots qu’on lie,
On reprend et poursuit sa propre mélodie.
Qui vous contredira ? Mieux vaut parler de fleurs
Plutôt que de chagrins, de guerre et de malheur.
Et peut-être d’amour ? N’est-ce pas un passage
Quasiment obligé ? Vous l’attendez, je gage
Mais je n’en dirai rien que ce que vous savez :
Quelquefois partagé, le plus souvent rêvé…
Rien n’est compréhensible et c’est pourquoi, sans gloire,
Tous, nous nous racontons sans cesse des histoires.
Quand nous les partageons nous en tirons des lois,
Avec ou sans le titre, il en naît quelque roi.
La vanité de l’homme est sa pire folie,
Je n’ajouterai rien à sa mélancolie ;
Dans ce jardin public -que de gens il y a-
J’admire seulement la fleur des magnolias.

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