mercredi 1 juin 2016

L'Orfèvre.






Vaste salon sans doute
Et lumière du soir,
L’après-midi me coûte ;
Qu’avez-vous à y voir ?

Ma paire de chaussures
Au pied du canapé,
Écrire me rassure :
Vivre c’est se tromper.

Si jamais je m’allonge
Je m’endors à l’instant,
Un songe pour un songe…
A quoi bon ce printemps ?

A quoi bon cette vie,
A quoi bon ces moments,
Sans but et sans envie,
Sans amour ni amants ?

Souvenirs sans usage
Et lumière du soir,
Quelques mots de passage ;
Qu’en pouvez-vous savoir ?

De ma coupe à vos lèvres
Et du songe au présent,
Le hasard est orfèvre
En d’étranges présents.

                               ***                      

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