Rose d'Octobre à la robe ternie,
Mon coeur vous chante en ce mot "nostalgie",
En ce jardin où vos soeurs défleuries
Marquent ce jour de leur mélancolie.
L'été s'oublie et sa promesse est loin,
La terre est nue où nous fîmes les foins
Et dans ce bois que le soir a rejoint
A votre nom l'écho ne répond point.
Brumes de l'aube où le présent s'estompe,
Trop indistinct chaque passant me trompe
Et mon espoir que ces fantômes rompent
En est réduit à vos sinistres pompes.
Rose improbable aux nuances du temps
Vous qui bravez la froidure et le vent,
D'un seul bouton je me tiendrai content:
Refleurissez où mon coeur vous attend.
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