L’amour qui
se pare de mots
Est un
sentiment de façade,
Une
pantomime un peu fade
Qui ne peut
plaire qu’à des sots.
Le verbe devient
un mensonge
Quand l’acte
ne le suit jamais,
Hypocrite
qui s’y complait,
Escroc de cœur,
d’âme et de songe !
Les belles
phrases ne sont rien,
On en dit
plus en un seul geste
-D’autant
que la mémoire en reste-
Qu’en cent
discours qui sonnent bien
De grands
mots en paroles lestes
Mais qu’à la
fin nul ne retient.
