M’essaierai-je au jeu de mémoire,
Fourre-tout de vieux rogatons,
Débris du temps et consistoire
De beaux souvenirs en carton ?
Mais à quoi bon
Et pour quelle victoire ?
Pour un gros bouquet de chardons,
Pour une abondance d’orties,
Un catalogue d’abandons,
Quelques pardons
Et tant de comédies ?
A Dieu ne plaise et pourquoi donc ?
A d’autres cette fantaisie
Et qu’on me fasse, à moi, le don
De la plus complète amnésie,
De l’abandon
De toute frénésie.
