mardi 13 janvier 2015

Un Quatorze Juillet.


 



 
Je regarde tomber la pluie
Au gré des rafales de vent,
Tristesse des heures enfuies
Et solitaires si souvent…

C’est la complainte des averses
Qui se succèdent martelant
Les toits où l’obscurité verse
Les cendres d'un jour accablant

Et dans l’ombre inhospitalière
Accourent des ruisseaux boueux
Que ne guide aucune lumière
Vers quelque néant tortueux.

Ce qui me passe par la tête
Cet humide soir de juillet,
C’est le remords d’un air de fête,
Que vient consoler un souhait,

Un jeu qu'inventerait l'orage
Pour toutes celles et tous ceux
Dont le cœur soudain se rappelle
Qu'il avait prononcé des vœux...

                     ***

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