Au plus proche des toits, un ciel vague d'ardoise
Où le brouillard s'irise en larmes de soleil
Et ces perles d'opale aux reflets de vermeil
Des buissons charbonneux de quelque hiver blasé,
Tout ce qui brille et tremble et s'élève et poudroie
De pignons en clochers au hasard d'un matin
Et l'éclat d'un instant qu'une vitre renvoie,
Et l'obscur des recoins qu'aucun midi n'atteint,
Et le sol endurci d'une lueur glacée
Qui cerne les massifs des squares endormis,
Les croassements noirs des corneilles pressées
Qui s'en vont au levant du même élan soumis,
Tout encense janvier et tout le justifie
Et qui donc parlerait de mauvaise saison ?
Tout l'admire et le loue et tout le magnifie
Sous ce voile de nacre estompé d'horizon.
***




Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire