Je compose
pour m’amuser
Mais combien
la page est fragile
Et que les
mots sont vite usés,
Qu’on en
écrive cent ou mille.
Voici venir
la nuit tranquille
Où monte le
parfum des bois
Avec cette
douceur subtile
Qui tient à
je ne sais trop quoi
Mais qui
vous remplit d’émotion.
Lorsque j’y
repense il me semble
Que mes
désirs, que mes passions
De presque
toujours s’y rassemblent
Et vont m’y
tenir leurs promesses.
Mais les
mots et les sentiments
Souvent
très follement s’empressent
Qui
n’en durent pas plus longtemps.
Ils
ne sont rien qu’un feu de paille,
De
branchettes ou de sarments
Un
feu qui crépite et qui raille
Nos
discours et nos grands serments.
La
toute-fin du jour exhale
La
senteur grise des forêts
Et
l’on voit la lune si pâle
Broder
l’ombre d’argent discret…
***


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