La nuit n’est
pas de velours ou de soie,
Ce n’est pas
l’océan, nul ne s’y noie,
Mais c’est,
parfois, comme un semblant de paix,
Souvent la
solitude où tout se tait
Et puis ce
tête à tête avec soi-même
Où l’on se
juge et non pas où l’on s’aime.
La nuit n’est
pas le jeu de la passion,
L’oubli de
soi, le retour à Sion,
La nuit n’est
pas non plus une romance
Mais,
quelquefois, c’est un peu d’espérance,
Ce qu’on
touche du doigt, ce qu’on atteint,
Une heure
qui se donne à son destin
Sans
pour autant être fille de joie ;
La nuit n’est
pas de velours ou de soie.
