lundi 10 novembre 2014

Oublier la nuit.





L'Hiver s'est éloigné le temps de quelques heures,
Dehors le vent tempête et la nuit nous unit.
Dans son chant douloureux, je ne sais ce qui pleure:
Quelque espoir avorté ou quelque amour puni,
Quelque rêve meurtri ou quelque douleur vide,
Fille de tant d'oubli, qu'elle en devient refrain
De couplets attristants, devenus insipides;
Mais dans cette chanson, pourtant que de chagrin...
Et nous qui savons trop comment on se sépare
Et comment on se trompe et comment on se fuit,
En écoutant levent qui dans l'ombre s'égare
Nous pouvons nous réjouir en oubliant la nuit.

                         ***

Aucun commentaire: