Dans la glace crépusculaire
Habitent des murs silencieux
Au bord de canaux solitaires
Où se reflètent d'autres cieux.
Un vol de pigeons à l'envers
Se précipite sous la glace
Royaume figé de l'Hiver
Où chaque chose est à sa place,
A peine encore un tremblement
Et tout redevient immobile,
Le soleil rouge qui descend
Pose un cerne aux pieds de la ville.
Il souffle un vent de cristal bleu
Au bord de ces quais translucides,
Celui qui les fixe des yeux
Y voit étinceler le vide.
***




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