Affichage des articles dont le libellé est chêne. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est chêne. Afficher tous les articles

mercredi 17 juin 2026

Le grand chêne.

 

Image obtenue par IA (GEMINI Google)

I.

 

Le grand chêne au bord du chemin

Habille ses branches de neige,

Noël est pour après-demain

Mais ton retour, alors, qu’en sais-je ?

 

Qu’est-ce qui te ramènerait

Où déjà le passé s’efface ?

Comme j’aimais, moi j’aimerais

Mais plus rien n’a gardé nos traces.

 

Si les chemins nous ont perdus,

Si trop d’étés au loin t’entraînent,

Dans l’aigre froid, le vent aigu,

Peut-être qu’en parlant au chêne…

 

L’hiver est la belle saison

De ce qui meurt ou se termine,

Ne pourrait-il dire : « non » ?

Et le reste je l’imagine.

 

II.

 

Sur notre pays familier,

Ce mois, que de neige est tombée…

Je me dis, à la dérobée,

Qu’il est facile d’oublier.

 

Dessous leur blanche couverture

Les champs d’antan n’existent plus,

Comme nos rêves éperdus

Qui s’y tissaient à l’aventure.

 

Devant l’arbre où je t’attendais

Je fais encor de nous mémoire.

Reconnaitrais-tu notre histoire

Si le chêne me répondait ?

 

Je bien sûr qu’il y repense,

Le vieil arbre, mais il se tait.

L’hiver est, un chacun le sait,

La froide saison du silence.

 

 

mardi 4 juillet 2017

Un vieux chêne.





Les bois touffus ont tant vieilli
Qu’il n’y reste plus qu’un vieux chêne
Entouré d’un maigre taillis
Que ce vieillard étonne et gêne.

Le chant de son feuillage au vent
Ne leur dit rien ; ils ne comprennent
Plus les mots dont on usait avant,
Les mots des hêtres et des frênes,

Des mélèzes, des grands sapins,
Des confidences de la brise,
Ni des rumeurs dans les lointains
Dont quelque tempête se grise.

Les bois chantaient à l’unisson
La même harmonieuse mesure
Mais qu’attendre de ces buissons
Bons à couvrir quelque masure,

Lequel en premier dit : « cessons ! » ?
Le vieux chêne rêve et chantonne
Pour lui tout seul une chanson
Dont quelques arbustes s’étonnent.


                               ***

jeudi 29 septembre 2016

Sans Voix.



(Le Marais Poitevin.)


Champs opulents, forêts ombreuses
Avez-vous oublié mes vers ?
Brillants ruisseaux, routes poudreuses,
Champs opulents, forêts ombreuses !

Bruyère, ajonc, frêle scabieuse,
Leur écho résonne et se perd 
Forêts de rouvres ou bien d’yeuses
- Que l’on appelle « chênes verts »
Dans une langue sourcilleuse -
Lorsque le vent passe au travers,
Leur écho résonne et se perd.

Leur écho meurt aux lieux divers
Où dans sa course sinueuse
Le vent les apporte et les perd.
Voici ma Muse silencieuse ;
Champs opulents, forêts ombreuses
Avez-vous oublié mes vers ?

                               ***