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mercredi 17 juin 2026

Le grand chêne.

 

Image obtenue par IA (GEMINI Google)

I.

 

Le grand chêne au bord du chemin

Habille ses branches de neige,

Noël est pour après-demain

Mais ton retour, alors, qu’en sais-je ?

 

Qu’est-ce qui te ramènerait

Où déjà le passé s’efface ?

Comme j’aimais, moi j’aimerais

Mais plus rien n’a gardé nos traces.

 

Si les chemins nous ont perdus,

Si trop d’étés au loin t’entraînent,

Dans l’aigre froid, le vent aigu,

Peut-être qu’en parlant au chêne…

 

L’hiver est la belle saison

De ce qui meurt ou se termine,

Ne pourrait-il dire : « non » ?

Et le reste je l’imagine.

 

II.

 

Sur notre pays familier,

Ce mois, que de neige est tombée…

Je me dis, à la dérobée,

Qu’il est facile d’oublier.

 

Dessous leur blanche couverture

Les champs d’antan n’existent plus,

Comme nos rêves éperdus

Qui s’y tissaient à l’aventure.

 

Devant l’arbre où je t’attendais

Je fais encor de nous mémoire.

Reconnaitrais-tu notre histoire

Si le chêne me répondait ?

 

Je bien sûr qu’il y repense,

Le vieil arbre, mais il se tait.

L’hiver est, un chacun le sait,

La froide saison du silence.

 

 

samedi 18 avril 2026

Le bal des ombres.

 


 

Une chanson des heures sombres

Pour le grand bal des revenants

Où s’en viennent danser des ombres

Qu’on reconnait en s’étonnant.

 

Promenades et voltes lentes,

La musique s’en vient de loin

Et ces danseurs aux gestes amples

Comme l’assistance, pas moins.

 

Dans cette chanson les visages

S’en reviennent comme un refrain,

Un demi-sourire au passage,

Ces gens manquent un peu d’entrain.

 

Et pourtant la lumière est vive

Et leur jeunesse est à l’honneur

Dans les souvenirs que ravivent

En ma mémoire ces danseurs.

 

Au menuet la révérence,

Le temps d’une valse un regard,

Je sais ce que celle-ci pense

Aussi j’acquiesce : il est bien tard.

 

Et celle-là qui me salue

Dans sa robe d’obscurité

Songe-t-elle à ces heures nues

Sous les étoiles de l’été ?

 

A son léger signe de tête

Je reconnais ce cavalier,

Pour lui, puisque mes jours s’entêtent,

Je prie encore volontiers.

 

Sur un seul rang les cavalières

Ont fait face à leurs cavaliers,

Cette figure est la dernière

D’adieux à nul autre confiés.

 

La chanson arrive à son terme

Comme ce bal dont aujourd’hui

La porte ouverte se referme

Sur le silence de la nuit.

 

vendredi 17 avril 2026

Dahlia.

 


Dahlia, fleur soleil hérissée

De couleurs et de reflets fauves

De safran, d’orange et de mauve,

Depuis longtemps outrepassée,

Ton heure me fait souvenir

D’une bien jolie aventure…

Quelques photos ici classées

Suffiraient donc pour qu’elle dure ?

Pour que l’aventure et la fleur

Qui sont depuis longtemps fanées

Reviennent parler à mon cœur

La langue d’amours surannées ?