Affichage des articles dont le libellé est romance. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est romance. Afficher tous les articles

mercredi 17 juin 2026

Le grand chêne.

 

Image obtenue par IA (GEMINI Google)

I.

 

Le grand chêne au bord du chemin

Habille ses branches de neige,

Noël est pour après-demain

Mais ton retour, alors, qu’en sais-je ?

 

Qu’est-ce qui te ramènerait

Où déjà le passé s’efface ?

Comme j’aimais, moi j’aimerais

Mais plus rien n’a gardé nos traces.

 

Si les chemins nous ont perdus,

Si trop d’étés au loin t’entraînent,

Dans l’aigre froid, le vent aigu,

Peut-être qu’en parlant au chêne…

 

L’hiver est la belle saison

De ce qui meurt ou se termine,

Ne pourrait-il dire : « non » ?

Et le reste je l’imagine.

 

II.

 

Sur notre pays familier,

Ce mois, que de neige est tombée…

Je me dis, à la dérobée,

Qu’il est facile d’oublier.

 

Dessous leur blanche couverture

Les champs d’antan n’existent plus,

Comme nos rêves éperdus

Qui s’y tissaient à l’aventure.

 

Devant l’arbre où je t’attendais

Je fais encor de nous mémoire.

Reconnaitrais-tu notre histoire

Si le chêne me répondait ?

 

Je bien sûr qu’il y repense,

Le vieil arbre, mais il se tait.

L’hiver est, un chacun le sait,

La froide saison du silence.

 

 

mardi 26 novembre 2019

Le renouveau.




Il était une fois un Paris des poètes,
Un poète à Paris,
Si tous les jours n’étaient pas fête,
Il s’en fallait, il en a ri
Ce poète à Paris.


La guerre en épargnant la Seine
Ne l’épargna pas lui ;
La vie est une mise en scène,
On ne sait pas qui la conduit
Mais ce n’était pas lui.




Romances de l’amour, romances imprécises,
J’en sais d’autres aussi
Au couleurs d’arc-en-ciel, franchement grises,
Et non des moindres celles-ci,
Qu’un autre aimait aussi.



La fleuve coule encore, il est moins beau,
Ils sont en petit nombre,
Des rimailleurs, mais il en faut,
Carré de souvenir et d’ombre,
Quant à moi j’attends le renouveau.

                               ***