De nuages devant la lune,
Demain il ne fera pas beau,
La nuit a tiré ses rideaux.
Quand la lune fait défaut
Comme la nuit semble commune,
Nihil novis, rien de nouveau,
Et combien rimer m’importune ;
La nuit a tiré ses rideaux.
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La lune au coin de la fenêtre,
A ma montre minuit passé,
Il faut quand même essayer d’être
Ce dont on s’est pourtant lassé.
La lune est toujours amicale,
Ce soir je ne suis pas pressé,
Voici qu’un nuage l’avale,
Clin d’œil, mais les jeux sont faussés
Et tant pis pour ma rhétorique,
Nulle ombre en cette obscurité;
Quels mots seraient une réplique
A ce qu’on ne peut raconter ?
Tourne sans cesse en rond, elle a
L’accent d’un moulin à prière ;
Cette soirée est sans éclat.
Mes vers ont sauté la barrière
Des heures qui vont pas à pas,
J’attends la plume en bandoulière,
J’écris ce que la nuit chuchote
Et les mots sont comme les notes
D’accords qu’on jouerait lentement
Sur d’invisibles instruments.
Le temps s’allonge en mélodies,
Les paroles sont de toujours
En ces strophes qui se dédient
Aux solitudes de l’amour.
Les paroles dansent aux lignes
Légères très obligeamment,
Chanson d’attente, espoir et signe,
Promesse au refrain diligent,
A plusieurs, toutes et chacune,
Selon ce qu’inspire la lune,
Ou clair ou fade, incessamment
Pour que les signe chaque amant.