Des nuages blancs de cinq heures
Et les ombres sur les toits bruns ;
Je regarde passer le train.
Le vent joyeux, le vent chagrin
Compose des chansons meilleures ;
Je regarde passer le train
Des nuages blancs de cinq heures.
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Des nuages blancs de cinq heures
Et les ombres sur les toits bruns ;
Je regarde passer le train.
Le vent joyeux, le vent chagrin
Compose des chansons meilleures ;
Je regarde passer le train
Des nuages blancs de cinq heures.
Le soleil brille sur les toits,
On se parle en bas dans la rue,
J’entends ou je somnole, au choix
Et je porte la paix aux nues.
Passe un tram, il ferraille un peu,
Les enfants ont des voix pointues,
Que se disent les amoureux ?
Ne me demandez pas pourquoi
Soudain la ville est plus légère.
Je vous répondrai, si je dois,
Que je manque un peu de repères.
L’amour en Mai, le Renouveau ?
Ce sont des choses que j’ai sues.
Au carrefour comme ils sont beaux
Dans sa lenteur pluvieuse
Débute le printemps
Des campagnes boueuses ;
Dans sa lenteur pluvieuse…
Des heures ennuyeuses
Sais-je ce que j’attends ?
Dans sa lenteur pluvieuse
Débute le printemps.