Le siècle en ses moeurs étrangères
Déjà m'abandonne et me fuit,
Ma chance fut très passagère
Et même l'amour m'a trahi.
Sur un banc, cette après-midi,
On me voit cependant sourire,
Dans les mains un vieux livre à lire,
Juste acheté ce samedi.
Le printemps de retour ici,
Dans sa débauche lumineuse,
A pris des teintes merveilleuses
Et tout pourrait être bien pis.
N'étant rien, pour autant je vis,
Moi-même à moi seul s'intéresse,
Rien ne m'attend, rien ne me presse
Et j'aime les vers que je lis.
***
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