Et voici que le froid augmente
Au fond des jardins effeuillés
Où la lumière invente
Des gris et des noirs oubliés
Aux branches d'un vieux chêne,
Aux malingres buissons,
A ce triste bouquet de frênes
Près de bouleaux à contre ton.
Voici qu'il y a plus d'espace
Du mur à la porte qui grince
Sur la rue où je passe,
Etirant, longue et mince,
L'ombre du promeneur
En ce parc délaissé
Où cent ans, tout à l'heure,
L'Empereur a passé.
Et la ville est silence,
Le temps incertitude,
Froide munificence,
Longue absence,
Hébétude,
Errant de feuilles mortes
En gravier déserté
Aux soirs de lassitude
Des jardins inventés.
***
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